Regards sur ...

Regards sur Moscou

 

La capitale de  la Fédération de Russie, petite ville apparue au XIIe siècle, épicentre d'une Moscovie qui s'est construite progressivement grâce à la volonté farouche des princes et des tsars et a succédé à l'ancienne Russie kiévienne, détrônée ensuite par Saint-Pétersbourg au début du XVIIIe siècle, redevenue capitale politique à la Révolution, est une ville déroutante pour un occidental : souvent détruite, souvent reconstruite, elle est sans structure apparente, diverse, baroque, bizarre, étonnante. Le Moscou de la Russie moderne, avec son agglomération tentaculaire et ses 12 à 13 millions d'habitants, ses problèmes de circulation et son capitalisme insolent, affiche une activité grouillante et un rythme effréné. 

Malgré les vicissitudes de l'Histoire, on y voit de nombreuses traces du passé tsariste et du passé soviétique, souvent révélatrices d'une certaine volonté de puissance. N'oublions pas également que Moscou est pour les russes la "Troisième Rome", c'est à dire l'héritière de Constantinople entretemps soumise aux Ottomans, Rome ayant trahi le christianisme gréco-byzantin des origines; c'est égaleent le siège du Patriarcat de l'Eglise orthodoxe autocéphale russe.


Bonne visite !

Galeries

Regards sur Saint-Pétersbourg 

 

La "ville de Pierre", surgie au début du XVIIIe siècle des marécages du fond du golfe de Finlande de par la volonté de Pierre Ier "le Grand" pour en faire la capitale de l'empire russe et pour tailler une "fenêtre sur l'Europe", est plus accessible pour un occidental que Moscou, à cause de ses emprunts visibles à l'architecture et à la culture européennes. Elle est aussi devenue une cité éminemment littéraire au XIXe siècle, avec Gogol, Dostoïevski, Pouchkine, et exerce à cet égard un attrait fascinant qui perdure jusqu'à nos jours.  

Au XXe siècle, elle est "Léningrad", la ville de Lénine, lieu de la Révolution d'Octobre, puis d'un terrible siège de 900 jours pendant la "Grande guerre patriotique" qui marquera à jamais ses habitants.  

Les ombres du passé sont nombreuses dans cette cité qui cherche l'ordre, la grandeur, la puissance, mais qui est confrontée chaque jour aux éléments : l'eau, le vent incessant, les nuits blanches en été, le froid mordant en hiver. 


Bon visionnage!

Regards sur Varsovie

 

Ville entièrement détruite en 1945, dont il ne reste rien (même le centre ville historique a été reconstruit), Varsovie est dramatiquement marquée par  les évènements de la seconde guerre mondiale, et notamment la liquidation du ghetto. 

Ville ayant subi la dureté des évènements, elle affiche une austérité mais aussi un ancrage européen et otanien sans lequel la Pologne actuelle ne saurait vivre.  Elle affiche également de manière complaisante les traces douloureuses de son passé, et qui donnent une certaine impression de mal à l'aise. Le photographe doit faire avec ces rappels incessants et des décors assez tristes. 


Parcours dans une ville étrange, sans la chaleur habituelle aux slaves, ni la gaîté latine. 


Regards sur le Kirghizstan

 

Petit pays d'Asie centrale ayant appartenu à l'URSS, dont l'une des langues officielles est le russe, le Kirghizstan est un pays attachant, à cause de ses paysages variés et souvent magnifiques, mais aussi du sens de l'accueil de ses habitants. Sans accès à la mer, semi-enclavé, il est pourtant assez fertile et représente le château d'eau de la région. Peinant à se trouver une formule politique au sein des espaces post-soviétiques, à la croisée des infuences russe, américaine, mais aussi chinoise ou coréenne, il dépend essentiellement de ses voisins, et d'abord du "grand frère" kazakh. 

Sa diversité géographique et humaine est une aubaine pour le photographe : entre la ville et la haute montagne, plateaux, steppes, fleuves et lacs alternent pour le bonheur des yeux. Enfin, on y trouve les dernières traces d'une civilisation authentiquement nomade, qui a récemment retrouvé (grâce à une Française !) la tradition du cheval kirghize.

Parcours depuis  la capitale, Bichkek, au Nord, vers le Sud, avec la ville d'Och, puis la montagne et les nomades. 


Bon voyage !